Deux ans que je ne dors plus…

Cette fois-ci, ce sera un petit article personnel sur les débuts de mon expérience de maternité avec mon fils.

Comme tout le monde le dit, avoir un bébé, c’est magique et merveilleux, ce qui est bien vrai. Une expérience unique nous attend. La seule chose que l’on nous dit jamais, c’est la difficulté de la tâche de devenir mère.

Entre l’allaitement, le sommeil du petit et trouver un moment de repos… C’est un véritable défi !

Voilà mon histoire, j’ai accouché en été 2018 d’un magnifique petit garçon. Beaucoup de joie et de bonheur mon comblée le jour où nous avons fait connaissance pour la première fois.

Malgré la beauté de cette rencontre ça a tout de même été un énorme choc émotionnel. Je me suis rendue compte que toute ma vie, la personne la plus importante et la plus précieuse au monde était cette petite chose qui venait d’être expulsée de mon corps.

Depuis cet instant, j’apprends à le connaître en l’assistant dans son évolution quotidienne de la vie.

Dès qu’il est sorti de mon ventre, j’ai pu faire le contact peau à peau et lui donner le sein. Par la suite son papa a aussi pu faire le contact peau à peau et faire sa connaissance. Tellement qu’il était en bonne forme que les sages-femmes nous l’on laissé avec nous elles nous ont même oublié.

Elles l’ont pesé et mesuré 1h après sa naissance.

La première après-midi de sa petite vie, bébé a dormi tout l’après-midi, il était impossible de le réveiller pour qu’il tète…

Les jours qui ont suivi, il a commencé à pleurer énormément. Ça faisait deux nuits, je ne dormais plus… j’étais épuisée.

Jamais je n’aurais pensé avoir un bébé qui pleurait autant en étant quasiment inconsolable.

Je faisais des rondes dans ma chambre, et dans la salle d’allaitement. Je marchais en le berçant pour qu’il dorme un court instant, avant qu’il ne tète à nouveau et qu’il se remette à pleurer… Les sages-femmes n’arrivaient pas à le consoler, son papa non plus, et moi seulement parfois.

Je pense qu’il ressentait ma fatigue intense et mon mal-être naissant. C’était ça façon à lui de prendre soin de moi… En plus de ça, il avait des coliques, une sage-femme de l’hôpital m’a montré que je pouvais lui donner de thé de fenouil en pipette et lui faire faire des exercices pour qu’il pète. Ça marchait bien, mais il ne s’arrêtait pas de pleurer pour autant.

Une fois rentré à la maison, j’ai commencé à comprendre ce que seraient mes nuits… 

Le petit sucre tétait chaque deux heures, j’étais à cheval sur l’heure, aussi vu que je pensais qu’il souffrait de remontées gastrique, il ne fallait pas donner chaque demi-heure, ça ne faisait qu’empirer le cas. Sur ce coup-là, son père ne m’aidait pas du tout et me hurlait dessus pour que je lui donne à chaque fois qu’il pleure… Imaginez, il pleurait quasiment tout le temps… Voilà le tableau, une tension supplémentaire dans mon couple, un bébé qui hurle, une maman qui ne dort plus…

Nous avons essayé beaucoup de choses avec mon mari, pour enfin prendre rendez-vous le premier mois chez un ostéopathe. Après ça, bébé hurlait moins. Il était plus vite consolable 🙏🏻�.

La solution miracle qui a fait que mon petit se calmait, c’était l’ECHARPE de portage!!!

Merci, j’ai tenu un mois et demis avant de l’avoir. Dès que je le mettais dedans, il dormait. Victoire pour moi, ensuite, je devais trouver une solution pour le sortir sans le réveiller. Et hop, je pouvais dormir 30 min ou 15 min avant qu’il se réveille.

Je vais vous mettre en photo mon carnet des tétées pour que vous puissiez vous en rendre compte, je devais le montrer à ma sage-femme pour qu’on puisse suivre l’évolution de son poids…

mon quotidien…

Après ça mon petit bébé à partir de ses trois mois, à commencé à moins pleurer. Par contre, les nuits était très difficile pour moi. Mon mari ne l’entendait pas quand il dormait, jusqu’à ce que notre fils ait neuf mois.

La dépression suite à la fatigue s’était installée. Les pertes de mémoire étaient présentes, je n’arrivais plus à formuler une phrase correctement, car les mots m’échappaient, j’avais l’impression que mon cerveau était grillé.

Suite à ça des crises de stress s’installaient, je me mettais à bégayer et à partir en sanglots. Mon mari ne comprenait pas mon état, et vu qu’il n’est pas emphatique… J’en ai encore plus souffert.

Heureusement, je n’ai pas eu de post-partum envers mon fils. J’étais simplement morte de fatigue.

Après un an et demi de combat envers moi-même, j’ai commencé récupérer mes facultés que j’avais perdues.

Aujourd’hui, tout est redevenu quasiment normal, mon petit qui à bientôt deux ans et demis me réveille encore une fois dans la nuit. Dès fois, il fait des nuits complètes et là, je suis au paradis.

Pour bb2 ayant connu le pire, je suis prête à ne pas dormir 😇

J’ai de la chance de ne pas devoir travailler et de pouvoir me consacrer à mes enfants.

Sincèrement, si j’avais été dans l’obligation de ramener de l’argent, je ne ferais plus partie de ce monde. Je n’exagère pas quand je l’écris, car la fatigue me donnait des idées noires avec lesquelles je devais me battre tous les jours. 

Pendant ma dépression, j’ai eu une amie qui avait accouché six mois avant moi, elle a mis fin à ses jours en laissant derrière elle deux magnifiques enfants. Une petite de deux ans et demis et un bébé de six mois. 

Quand j’allais mal, je comprenais le pourquoi de son geste, c’était mon garde-fou pour que je me batte. 

Car j’avais un magnifique petit garçon qui avait et qui a toujours besoin de sa maman. Quand je vois ce que mon amie a laissé derrière elle, ça m’attriste énormément. Surtout pour sa petite fille qui avait passé les premières années de sa vie avec elle et qui se souvient de sa mère. Elle en parle tout le temps et raconte ses souvenirs à son frère… 

Pour conclure cet article, devenir et être mère s’est le plus beau métier du monde. Certes, nous avons un instinct maternel existant, mais il ne suffit pas… Nous devons faire un énorme travail sur nous pour accomplir ce magnifique emploi. Heureusement que l’amour inconditionnel se développe au fur et à mesure des jours qui passe 😍 

Avoir un enfant, c’est se découvrir sois même, apprendre quelles sont nos limites, les surmonter ou les accepter. Voilà aussi pourquoi la maternité est une expérience unique de développement d’une femme.

Merci à toutes les personnes d’avoir lu jusqu’au bout cet article qui était un peu long, mais je pense qu’il aidera des mères qui sont dans ma situation à ne pas se sentir seule. Accrochez-vous ça en vaut la peine. Croyez-moi !

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